Une expérience thérapeutique

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Histoire de l’Association

Créée en 1991 sous l’impulsion d’une malade atteinte de cancer, Brigitte Benoît-Latour, et de ses deux thérapeutes, Pierre Cazenave, psychanalyste lui-même atteint de cancer, et Pierre Baldeyrou, pneumo-cancérologue, l’Association Psychisme et Cancer a eu dès le départ pour objectif de créer un lieu d’accueil et d’écoute pour les malades atteints de cancer et leurs proches.

Plusieurs années de recherche clinique en milieu hospitalier et privé ont mis en évidence le caractère fondamental et fécond, pour un certain nombre de malades, de cette approche et de cette écoute particulières dans le cadre du traumatisme lié à la maladie cancéreuse (à l’annonce de la maladie comme à l’issue de ses traitements).

Cette expérience a conduit Pierre Cazenave, malade à l’époque depuis plus de quinze ans, à rechercher une aide pour écrire un livre. Louise L. Lambrichs est pressentie et début 1995, un travail préliminaire à l’écriture du Livre de Pierre est effectué, auquel participent Pierre Cazenave, mais aussi Françoise Bessis et le Dr Pierre Baldeyrou. Dans le même mouvement, un autre projet est lancé entre Pierre Cazenave, Françoise Bessis, Granjabiel et Louise L. Lambrichs : celui de la confection d’un « livre-objet », qui traduirait l’esprit de Psychisme et cancer auprès des correspondants et futurs collaborateurs. Ce projet se développera la même année avec la collaboration de Paul Lemercier, de Michel Valdman et de Brigitte Monnier.

En juin 1995, le Livre de Pierre est terminé, relu par Pierre Cazenave et Françoise Bessis, et paraîtra quelques mois plus tard, en janvier 1996.

En juillet 1995, le décès de Pierre Cazenave, Président de l’Association, conduit Françoise Bessis à lui succéder provisoirement à ce poste.

Commence alors le travail préparatoire à la création du Centre d’accueil thérapeutique. La sortie du Livre de Pierre est l’occasion d’informer de nombreux professionnels susceptibles d’être intéressés par cette démarche, de s’y engager voire de la soutenir financièrement, et d’envoyer une documentation complémentaire. Une permanence téléphonique est mise en place, assurée par la psychologue France Hermite, et destinée aux malades, à leurs proches et aux professionnels intéressés par la démarche de Psychisme et cancer.

En 1996-1997, un long travail préliminaire occupe l’association :

  • constitution d’un réseau de collaborateurs et de correspondants, tant malades que professionnels ;
  • nombreuses démarches accomplies pour
    • rechercher des locaux
    • rechercher des financements, privés et publics ;
  • contacts avec différentes sociétés ou associations regroupant :
    • les médecins généralistes (la société Balint, Dr M. Puel ; la société Médecins généralistes et cancer, Dr G. Erriau ; le Dr D. Delfieu, auteur d’un ouvrage sur le cancer : Elle m’a dit, Lattès, 1996) ; contacts avec les médecins journalistes des revues médicales (Impact médecin, le Généraliste, etc.) ;
    • des médecins spécialistes, essentiellement des gynécologues et des cancérologues, exerçant en hôpital ou en privé ;
    • des psychothérapeutes et des psychanalystes, dont la recherche et la pratique sont axées sur la prise en charge de malades atteints de cancer dans un contexte hospitalier ou privé ; contacts avec l’ipso (Institut de psychosomatique) ;
    • autres thérapeutes (relaxologues, art-thérapeutes, etc.)
  • Lancement de projets de collaboration avec différentes associations axées sur l’aide aux malades atteints de cancer. En France : Ligue contre le cancer, l’Arc, Psychologie et cancer (Pr Pélicier) ; en Belgique : Cancer et psychologie ; au Luxembourg : Fondation luxembourgeoise contre le cancer.

Enfin, début 1998, grâce au soutien du Professeur Caroli qui accepte de mettre à notre disposition, pour le démarrage, des locaux appartenant à l’Hôpital Sainte-Anne, l’équipe de psychanalystes rassemblée autour du Dr Françoise Bessis, psychiatre psychanalyste, est en mesure de créer, en partenariat avec quelques malades ayant la double expérience du cancer et d’une thérapie analytique, le Centre Psychisme et Cancer, qui sera sera renommé Centre Pierre Cazenave en 1999, quand cette structure d’accueil thérapeutique sera accueillie dans les locaux de l’hôpital des Peupliers.

A partir de ce moment-là, la mission de l’Association – de son bureau, de son Conseil d’Administration -, sous la nouvelle présidence de Pierre Baldeyrou, a consisté à soutenir le Centre d’accueil thérapeutique en menant toutes les démarches nécessaires à son maintien : recherche de subventions, prises de contact régulières avec des professionnels, présence et participation à divers congrès et manifestations. Cadre juridique et administratif du Centre, l’Association a mobilisé ses adhérents qui, bénévolement, se sont investis pour soutenir et faire connaître cette structure thérapeutique auprès de nos partenaires potentiels. Celle-ci a reçu diverses subventions, dans le cadre de plusieurs initiatives des administrations de santé comprenant de plus en plus le besoin de soutien qu’éprouvent les malades atteints de cancer. Ce nouveau fonctionnement a imposé aussi de nouvelles tâches, de plus en plus lourdes, aux cadres de l’Association : compte-rendu régulier d’activité en termes de fréquentation, de file active, informatisation des fichiers, etc.

Suite à un conflit comptable qui a mis la structure en difficulté, la première secrétaire administrative, qui nous avait accompagnés depuis la fondation, a donné sa démission. Cette crise interne nous a conduit à faire appel à une nouvelle présidente, Isabelle Denys, gynécologue, déjà familiarisée depuis des années à notre démarche par Françoise Bessis. Son arrivée, accompagnée de nouveaux membres du bureau, a été saluée avec enthousiasme par toute l’équipe du Centre, et a permis de remettre l’administration en ordre de marche pendant plusieurs années, et au Centre thérapeutique de poursuivre son activité clinique et l’accueil des malades.

En 2019, de nouvelles difficultés sont apparues qui, cette fois, n’ont pas permis de trouver une solution viable pour le Centre. Françoise Bessis finalement, s’est résolue à voter pour la dissolution de l’Association, ce qui nous a contraints à fermer le Centre, privé désormais de son support légal et administratif. Pour complément d’information, voir histoire du Centre.